• Le rendez-vous manqué de l'interdisciplinarité

     

    Professeurs tâchant de mener un projet interdisciplinaire danse / astronomie.

     

    La réforme du collège annonce à grands renforts de trompettes victorieuses et de violons sanglotants l'imminence du mariage entre les matières, que certains ont tellement attendu.

    Avec les EPI (Enseignements Pratiques Interdisciplinaires), on aurait enfin trouvé le moyen de faire se rencontrer ces recluses, séquestrées depuis des décennies par des familles académiques jalouses de leur nom et de leur blason. 

    Les EPI seraient le balcon où pourraient se rencontrer nos modernes Roméo et Juliette. Certes, on aura un peu pris sur les cuisines et la chambre à coucher pour l'édifier, mais de loin, le spectacle sera vraiment splendide. 

    Nous sommes désolés de devoir gâcher un si touchant tableau. 

     

    En effet, les thèmes imposés pour ces EPI, au nombre de huit, doivent tous avoir été traités entre la 5e et la 3e. Comment serait-ce possible sans introduire une bonne dose de contrainte dans la formation des équipes de professeurs en charge de chaque EPI, dans l'attribution de ces EPI aux élèves et dans le choix des sujets retenus pour chaque projet ?

    Si on laisse faire la pente naturelle des élèves, à savoir choisir des sujets qui leur plaisent et des professeurs qu'ils aiment, si on laisse faire les professeurs, qui se regrouperont majoritairement par matières proches et selon les affinités personnelles et pédagogiques, on laissera de côté des matières mal aimées, des professeurs rebutés et des élèves en proie au chagrin d'amour. Ne parlons pas des professeurs forcés de rentrer dans une parade amoureuse qui les refroidit, eux qui aiment tant leurs cours et leurs leçons disciplinaires : ils feront de bien piètres amants. 

    La promesse d'une épiphanie amoureuse du travail, d'une fête de la connaissance, s'efface donc devant la perspective des petits matins blêmes. Les souvenirs pâliront quand il faudra évaluer et noter les travaux accomplis au brevet des collèges. 

     

    Il y avait pourtant matière à véritablement favoriser l'interdisciplinarité, non pas en forçant la main des plus réticents, mais en repensant les programmes disciplinaires afin de multiplier les points de rencontre entre les matières. Actuellement, le manque de cohérence est criant. Pour des programmes de littérature et d'histoire relativement synchrones (au prix de sacrifices cuisants en français : quid du XVIIIe siècle, porté disparu de la classe de 4e depuis 2008 ?), combien de malentendus, d'occasions gâchées, entre les matières scientifiques, technologiques et mathématiques, entre ces mêmes mathématiques et la géographie, entre le dessin et la géométrie ?

    Plutôt que d'instituer un mariage forcé entre les matières, sur un balcon qui sentira vite la soupe froide, organisons de multiples rendez-vous galants, de petites collations sentimentales, plus ou moins longues, plus ou moins intenses ! La souplesse garantira la fraîcheur du sentiment. Les plus ardents adorateurs de l'interdisciplinarité pourront multiplier les ébats et les partenaires.

    Pendant les horaires habituels de deux matières, deux professeurs pourraient s'emparer d'un même objet ou d'un même thème, lié à leur programme, sans craindre d'être pris par le temps, sans empêcher le reste de leur vie disciplinaire de se dérouler à son propre rythme. Faisons le pari que de plus en plus d'enseignants se prendront au jeu, et pourront s'investir dans des projets qui débouchent sur des réalisations pratiques. Le fait de ne pas y être obligé, d'avoir le temps, de le faire par amour pour sa matière et par goût de la découverte, voilà des moyens de convaincre les réticents !

    Et pourquoi ne pas instituer une ou deux heures supplémentaires dans les emploi du temps, de petits cinq à sept pour prolonger le plaisir de la rencontre et éponger la perte de temps inhérente aux aspects pratiques et organisationnels de la pédagogie par projet.

    Et de grâce, supprimons les thèmes imposés, véritables tue-l'amour, qui brident l'inventivité et referme d'un coup sec l'éventail des possibles sur les doigts des amants !

     

    La réforme du collège et la création des EPI semble donc devoir produire l'inverse de l'effet escompté. Les amateurs de projets n'en feront pas plus et devront couler les leurs dans un cadre temporel, thématique et organisationnel rigide. Ceux qui y rechignent n'auront pas l'occasion d'y goûter sans avoir l'impression d'y être forcés. 

    Et tout cela à cause d'un manque d'amour pour les disciplines, de la croyance que la pédagogie est davantage entravée que favorisée par l'existence de domaines de savoir distincts ! Les EPI sont de modernes androgynes, où le pluriel ne forme plus qu'un, rendant impossible la naissance du désir.

    Pour aimer, il faut être deux. Pour faire naître l'harmonie, il faut deux mélodies. Construisons donc de véritables programmes disciplinaires, c'est-à-dire interdisciplinaires. Au lieu d'un chaos sans harmonie où tout est dans tout, rendons possibles, en pédagogie, la fugue et le contrepoint, remettons au goût du jour la magie des accords, mineurs et majeurs. 

     

     


  • Commentaires

    1
    Averoes
    Samedi 11 Juillet 2015 à 15:15

    Bonjour.

     

    Eu égard au fait que les idées que vous défendez concernant le concept d'interdisciplinarité me semblent assez proches de la vision épistémologique que j'en entretiens, je n'ai pu résister à l'envie de vous en faire part à travers un billet que j'ai déjà publié dans certains sites comme "neoprofs". En voici la teneur :

     

     

     

    Un sauté gréco-latin à la sauce « trans », « pluri » ou « inter » disciplinaire ?

     

    L’un des poncifs qui peut être véhiculé, de nos jours, dans la description d’un homme -ou d’une femme- politique ordinaire est celui qui consiste à en faire celui -ou celle- qui fait de l’outrecuidance son crédo, en matière de communication, et qui, surtout, excelle dans l’art d’éviter les sujets de fond, où la rigueur de la pensée renferme le risque de mettre à nu son "à-peu-prisme" intellectuel. Il faut dire que le spectacle auquel on assiste ces derniers jours, autour du débat concernant l’école, semble, non seulement conforter ce dit poncif s’agissant de la classe politique, mais pourrait même s’appliquer à d’autres "professionnels" de la prise de parole publique : certains journalistes, intellectuels, voire même des représentants du monde de l’éducation.

     

    Dans le tumulte de cette controverse concernant l’école, a-t-on pris le temps nécessaire pour mener une saine réflexion sur certaines considérations lexicales et sémantiques inhérentes à ce débat, pour mettre fin au galvaudage des mots dans la sphère médiatique ? Le "de quoi parle-t-on" ne devrait-il pas être le principal moteur qui anime toute phase préliminaire d’un débat, pour au moins garantir sa "salubrité" ? Entre « trans », « pluri » ou « inter »  disciplinarité, non, il n’y a pas de quoi perdre son latin, car chacun de ces préfixes latins -heureuse coïncidence pour faire pièce à l’expression inverse- renvoie justement à une signification précise.

     

    À vrai dire, s'est-on d'abord interrogé sur la véritable acception de chacun de ces vocables, ainsi que sur les univers conceptuels qu'ils véhiculent ? S'est-on réellement demandé ce que « transdisciplinarité », « pluridisciplinarité » et « interdisciplinarité » veulent dire ? Ou préfère-t-on se contenter d’une fausse synonymie, où les approximations sémantiques ne manquent pas de fausser l’analyse ? Et pour cause, les termes en question ont souvent été, en tout cas dans la sphère médiatique, dévoyés ou employés de manière interchangeable. Bref, la qualité d'un débat n'exige-t-elle pas d'abord un souci de saisir les mots dans leur juste et authentique signification ?

     

    Il est éminemment surprenant de constater que même les thuriféraires des billevesées pédagogistes, qui semblent croire aux vertus de l’interdisciplinarité à tout-va en matière de pédagogie, n’ont guère pris soin d’opérer ce nécessaire "toilettage" sémantique, ne serait-ce que schématiquement, lors de leur passage sur les plateaux audio-visuels[1]. Essayons de le faire à leur place modestement et schématiquement.

     

    Alors, de quoi parle-t-on ?

     

    En dépit de l’absence d’un consensus autour des définitions relatives à ces termes, faisons confiance à l’étymologie.

     

    La pluridisciplinarité

     

    Ainsi, le préfixe « pluri » signifiant « plusieurs », n’implique pas un mélange des disciplines, mais simplement leur addition. À cet égard, la pluridisciplinarité (ou multidisciplinarité) apparaît comme un cadre intellectuel mettant en œuvre plusieurs disciplines qui visent un même objectif,  mais de façon cloisonnée. C’est un cadre où chaque discipline opère avec ses propres concepts et ses propres méthodes, malgré la convergence vers un même objectif. L’objet d'étude est donc abordé avec des regards spécialisés, juxtaposés mais complémentaires. Pour parler prosaïquement, la pluridisciplinarité procède par addition des savoirs : chaque spécialiste, en se nourrissant de la complémentarité intrinsèque à certaines disciplines, aborde l’objet d’étude selon les concepts et les méthodes de sa propre discipline.

     

    Une illustration possible de la pluridisciplinarité peut se manifester à travers des sujets comme la protection de l’environnement, où les sciences de la nature peuvent nous révéler l’impact des particules fines sur la couche d’ozone, la géographie nous expliquer de quelle manière aménager le territoire pour limiter les effets de la pollution, les mathématiques nous renseigner sur le calcul des statistiques, l’économie nous dire comment concevoir un développement économique "propre", le droit pour établir un cadre légal fixant des règles de fonctionnement pour l’ensemble des partenaires concernés par la question de l’environnement, etc.

     

    La transdisciplinarité

     

    Plus ambitieuse que la pluridisciplinarité ou l’interdisciplinarité, la transdisciplinarité (où le préfixe « trans » renvoie à l’idée de « passer à travers ») désigne, quant à elle, un domaine de la connaissance qui traverse divers champs disciplinaires, faisant fi de leurs frontières. Le chercheur y travaille autour de questions qui n’appartiennent pas en propre à une discipline. Il tente de relier les concepts et les méthodes de différentes disciplines, sans la perspective d’atteindre un objectif qui leur serait commun, comme c’est le cas dans une approche pluridisciplinaire ou interdisciplinaire. La transdisciplinarité entend aussi construire ses propres contenus et méthodes, en exploitant ceux de différentes disciplines.

     

    Parmi les représentations typiques de la transdisciplinarité, on peut citer l'anthropologie préhistorique de André Leroi-Gourhan, la sociologie historique du sociologue allemand Norbert Elias ou encore la psychologie sociale des entreprises, discipline enseignée dans certains Instituts d'Administration des Entreprises de certaines universités françaises (les fameux IAE).

     

    L'interdisciplinarité

     

    Enfin l'interdisciplinarité et son préfixe « inter » (entre) suggérant l’idée d’interaction, de mise en réseaux, de relations de réciprocité… Quel que soit l'angle sous lequel on envisage de l'appréhender, il est communément admis qu’elle se présente comme une entreprise intellectuelle consistant à mettre en perspective plusieurs approches disciplinaires pour tenter de comprendre ou de résoudre une problématique donnée. C’est une tentative de synthétisation des résultats de différents savoirs disciplinaires, de leur réinterprétation et de leur intégration dans un cadre systémique plus large. Née à partir d’un croisement de plusieurs savoirs à la faveur d’un modèle commun (occupation des sols et aménagement du territoire), la géographie se présente comme un parangon de l'interdisciplinarité.

     

    Mais il convient de rappeler que si l'interdisciplinarité peut mieux cerner les différents aspects d'un sujet, elle ne saurait évacuer le risque de l'approximation conceptuelle, voire de l'illusion de bien comprendre les concepts des différents savoirs mis à contribution.

     

    Quelle approche privilégie-t-on en pédagogie ?

     

    Au-delà de ces considérations théoriques, notons que ces différentes approches (« inter », « pluri » et « trans » disciplinarité) ont ceci de commun : elles admettent toutes l'idée consistant à préciser qu'avant de mêler les savoirs, les juxtaposer ou les traverser, il importe au préalable de les avoir maîtrisés séparément ; que cette maîtrise soit le fait d'un seul individu, ce qui relève tout de même d'une gageure, ou entreprise de façon collégiale. Cette idée est d'une importance focale, car elle nous permet de faire la transition vers le monde de la pédagogie dans l'optique de voir si les fameux EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires) permettent, ou non, de mieux compenser la disparition de l’enseignement du latin et du grec au collège. Nous sommes donc invités à croire que cet enseignement va continuer à être dispensé par le truchement de l’EPI « Langues et cultures de l’Antiquité », puisque -in fine- c'est l'interdisciplinarité qui est officiellement consacrée à la place des deux autres concepts.

     

    Or, si cette dernière consiste à croiser des savoirs, ne convient-il pas d'abord de posséder ces savoirs qui ont vocation à être croisés ? Pour aborder le latin ou le grec dans un cadre interdisciplinaire, ne faut-il pas, au préalable, en connaître au moins les notions de base ? Que vont alors croiser des élèves qui n'ont jamais appris la moindre notion dans ce domaine ?

     

    D'ailleurs, Michel Lussault, président du conseil supérieur des programmes (CSP), lors de son intervention à l'émission <<Qu'y a-t-il au programme des nouveaux programmes ?>> de France Culture du 29 avril 2015, en réponse à la remarque de l'organisatrice de l'émission concernant les écueils de l'interdisciplinarité, lui-même affirme qu'il est <<d'accord avec cela>> et qu'il  << met au défi quiconque de trouver dans le socle des compétences qui seraient des compétences d'interdiscipline que nous exigerions chez les élèves. Il n'y en a aucune>>[2]

     

    Et lorsqu'il dit (minute 34) :

     

    <<il faudra qu'un professeur de lettres classiques aille voir un professeur d'histoire pour savoir si, par exemple autour de la colonne de Trajan, il est possible de faire passer un certain nombre de choses sur les langues et la civilisation latines…>>[3]

     

    et qu'il ajoute :

     

    <<Nous avons essayé de montrer comment des convergences disciplinaires permettaient de consolider des compétences et des connaissances qui sont soit disciplinaires, soit partagées par les disciplines. L'histoire, le français, le latin partagent la géographie… partagent un certain nombre d'outils. C'est ce partage-là qui doit être mis en avant>>,

     

    on voit bien qu'il nous explique que les nouveaux programmes promeuvent l'idée de "convergences disciplinaires" et non d'interdisciplinarité. Mais de quoi parle-t-il au juste ? De pluridisciplinarité, de transdisciplinarité ou encore de transversalité des compétences ? N'y a-t-il pas là justement de quoi perdre son latin, sachant que les futurs programmes stipulent, noir sur blanc, que les EPI sont un enseignement interdisciplinaire ? Comment, à cet égard, ne pas constater que les approximations sémantiques et "l'à-peu-prisme" intellectuel dénoncés plus haut prennent ici toute leur signification ?

     

    En revanche, si, en vertu de ces EPI, l’on attribue à l'interdisciplinarité la prétention de pouvoir assumer à la fois un enseignement littéraire, historique et l’apprentissage d’une nouvelle langue, et si l'on croit que les élèves maîtriseront en même temps tous ces enseignements, ce qui semble improbable même avec toute l'ingéniosité possible et imaginable du meilleur des pédagogues, on est à peu près certain que cette vision des choses est non seulement chimérique, mais probablement dangereuse en matière de pédagogie, puisque le risque de n'atteindre aucun des objectifs, ni celui de l’apprentissage d’une langue, ni celui relatif à l’histoire ou à la littérature, est omniprésent. L'expérience du terrain ne nous enseigne-t-elle pas que lorsqu'on multiplie les objectifs au sein d'une même séance d'apprentissage, la garantie de provoquer un certain "salmigondis" cognitif chez l'apprenant est inexorablement acquise ?

     

    Par conséquent, dire que l'interdisciplinarité est la "Solution" pour dispenser autrement l’enseignement du grec et du latin, ou plusieurs enseignements de manière concomitante, c'est mettre la charrue avant les bœufs : c'est attribuer à l'élève -en pensant qu'il peut apprendre plusieurs choses à la fois- des facultés cognitives et une certaine maturité psychologique qu'il n'a pas, eu égard aux possibilités permises par le stade de développement de ses structures psycho-cognitives relatif[4] à son âge.

     

    Plaidoyer pour une interdisciplinarité heureuse

     

    Si on la saisit dans le statut sémantique qui lui revient, et avec une certaine rigueur de la pensée, l'interdisciplinarité possède, à n'en point douter, de nombreuses vertus : elle contribue à donner plus de sens aux apprentissages, à élargir le champ de vision de l'élève en lui permettant de prendre conscience de l'interconnexion des savoirs et de leur complémentarité, à la construction des savoirs sur un mode analytique et non juxtaposé… Mais ces vertus ne sauraient faire l'économie d'un certain nombre de prérequis, c'est à dire d'un apprentissage préalable dans les différents champs disciplinaires impliqués dans telle ou telle question programmatique. Faut-il rappeler que l’apprentissage est par nature un processus itératif et qu'Il nécessite, à cet égard, un feedback régulier ? Et si l'on ajoute à cela le caractère chronophage inhérent à une pédagogie heuristique ou constructiviste (chère aux pédagogistes), en tout cas non frontale, voilà qui nous autorise à penser que l'interdisciplinarité, maladroitement conçue, n'est qu'un pis-aller argumentaire.

     

    Est-il besoin de préciser que ce n'est guère l'interdisciplinarité en soi qui est ici en cause, mais l'usage maladroit qui peut en être fait. Oui, en matière d'éducation, l'interdisciplinarité est vertueuse, mais seulement lorsqu'elle s'applique à posteriori, c’est-à-dire après avoir maîtrisé, ou en tout cas appris, certains notions de base des champs disciplinaires qui la sous-tendent. Vive donc l'interdisciplinarité ! Mais comme une constante didactique agissant à l'arrière-plan des apprentissages. Et non comme processus préalable de construction des apprentissages auxquels l'élève peut être confronté pour la première fois, avec l'irresponsable prétention de pouvoir multiplier et accélérer les apprentissages.

     

    Une mise en garde

     

    Emportés dans un élan provoqué par des nouveautés en vogue, et dont on aime parfois se gargariser dans les discussions de salon, l'on risque, si l'on n'y prend garde, de manquer de discernement en attribuant à celles-ci le pouvoir supposé d'offrir des solutions qu'elles ne possèdent guère. La manœuvre pourrait être plus destinée à flatter l'ego de l'âme crédule qu'à considérer la chose avec la circonspection qu'impose une certaine rigueur intellectuelle.

     

    En disant cela, et conscient du fait que la modeste réflexion exprimée ici est loin d'avoir embrassé tous les contours de la question, ai-je pour autant nié l'importance de l'approche interdisciplinaire en matière d'éducation ?

     

    Eu égard à toutes ces considérations, il y a fort à parier qu’il s’agit là d’une nouvelle « tarte à la crème » qui, se drapant des oripeaux d’un modernisme post-soixante-huitard, fondé sur une volonté d’adaptation de l’école à la mondialisation, s'octroie la prétention de se présenter comme la pierre philosophale apportant une solution à tous les maux de la pédagogie : naguère supposée capable de "dompter" la lourdeur des programmes (notamment ceux de 2008), elle se veut aujourd’hui mesure intelligente pour compenser la disparition de l’enseignement du latin et du grec.

     

    Mais, attention ! Un plat pédagogique mal assaisonné risque d'être indigeste.

     

     Bien cordialement.

     

     

     

     

     

     


     


    [1] C'est le constat fait à la suite de nombreuses émissions télévisuelles ou de radio (France Culture avec Michel Lussault, président du conseil supérieur des programmes (CSP),  "Mots croisés" avec P. Meirieu, "C dans l'air", "Ce soir ou jamais" avec Laurence De Cock …).


     

     

     


    [3] On voit bien qu'avec l'expression << faire passer un certain nombre de choses…>> il prend bien soin d'éviter de parler d'un véritable enseignement du latin.

     


    [4] L'épithète "relatif" est accordée avec "stade".

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