• Spiralaire, vous avez dit spiralaire ?

    Spiralaire, vous avez dit spiralaire ?

    Jerome Seymour Bruner

    Un article qui cherche à montrer les limites de la notion de progression "spiralaire" dans le cadre des pédagogies nouvelles et à définir ce que serait, ou ce qu'a pu être jadis, une véritable progression spiralaire.

    Quelles conditions pour une vraie pédagogie "spiralaire" ?

     

     


  • Commentaires

    1
    Jeudi 31 Juillet 2014 à 21:39

    Hello Pierre,

     

    Aux lecteurs de ton article -je ne l'ai pas encore lu, juste assez parcouru pour me rendre compte que si je ne l'imprime pas, je n'en tirerai pas grand'chose comme c'est souvent le cas pour les écrits consistants-, je signale un article de Bruner sur la ZPD de Vygotsky : 

    http://ecolereferences.blogspot.com/2011/10/zpd-zone-proximale-de-vygotsky-bruner.html

    @+

    Spino

    2
    Jeudi 31 Juillet 2014 à 21:54

    Merci Spino pour la référence.

    Il est vrai que j'aurais pu travailler un peu plus la lisibilité de l'article. Cela manque d'exemple. Mais bon, je le porte depuis longtemps et j'en ai assez.

    3
    Jeudi 31 Juillet 2014 à 22:09

    Je vais certainement dire une grosse bêtise, mais la présentation des idées de Bruner m'a clairement fait penser à ses travaux sur la catégorisation et leur organisation hiérarchique en mémoire.

    C'est à cela que cela m'a fait penser votre texte, je ne sais pas pourquoi. Peut-être que j'ai interprété abusivement les idées de Bruner, vu que j'ai étudié récemment la théorie d'Ausubel pour la rédaction d'un chapitre de mon tutoriel de pédagogie, mais ça me semble clairement être utile de prendre en compte cet aspect de la pensée de Bruner.

    Il faut savoir que Bruner a beaucoup travaillé sur le processus de catégorisation. Il pensait que toute pensée ou résolution de problème consiste à catégoriser des perceptions ou idées. Sur ce point, ses idées ressemblent clairement aux théories d'Ausubel ainsi qu'à certaines théories sur le fonctionnement de la mémoire sémantique.

    Selon ces théories, les connaissances sont organisées autour de catégories, des concepts composés d'un ensemble de points communs. Ces points communs sont définis par des règles du style : telle propriété implique telle catégorie, etc ; qui permettent de définir les similitudes et différences entre concepts.

    Selon sa théorie, ainsi que celle d'Ausubel, chaque catégorie est reliée à ses sur-catégories et ses sous-catégories immédiates. L'ensemble forme une hiérarchie organisée par des liens d'inclusion (tel concept est une sous-catégorie de telle autre). Là où Bruner parle de coding systems, Ausubel parle plutôt de structures cognitives.

    Et si ça se trouve, la réflexion de Bruner sur les idées abstraites et la structuration du cursus autour de celles-ci se base sur ces hiérarchies : les progressions et programmes doivent tenir compte de ces hiérarchies dans leur élaboration et leur organisation.

    De plus, Bruner pense que l'apprentissage doit partir des catégories les plus concrètes pour généraliser progressivement : on parcourt la hiérarchie en partant du bas, en franchissant palier par palier. L'idée de progression spiralaire s'explique alors facilement : les idées déjà vues auparavant doivent servir à abstraire des idées plus générales, en montrant leurs similitudes, la progression s'effectuant par paliers dans cette hiérarchie.

    En comparaison, Ausubel préfère partir des catégories les plus générales pour spécialiser progressivement celles-ci en catégories plus concrètes. Personnellement, c'est la technique que je préfère utiliser : j'ai l'impression qu'elle donne des plans et progressions particulièrement bien organisées, dans certaines matières qui s'y prêtent bien.

    Mais c'est loin d'être une idée qui fonctionne tout le temps : dans certaines situation, l'influence des pré-requis pose problème, et dans d'autre, l'usage de l'Isolated Element Effect donne de meilleurs résultats (tout dépend si les concepts à apprendre sont composés d'un assemblage de sous-concepts ou non).

     

     

     

     

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    4
    Jeudi 31 Juillet 2014 à 22:23

    Cher Mewtow,

    Dans The Process of education, il ne me semble pas que Bruner conseille spécialement de partir "du bas" et de généraliser de manière empirique en allant du concret à l'abstrait. 

    Quand il parle de "structure", il reste, à mon sens, assez vague. Il parle de concret parce qu'il s'affilie à Piaget, via Inhelder, dans le livre, et semble ne pas se permettre d'imaginer qu'on puisse faire autre chose que des apprentissages "concrets" pendant le "stade opératoire concret". 

    Il m'a semblé que les structures dont il parle étaient au contraire plus abstraites que les cas particuliers étudiés ultérieurement. 

     

    En tout cas, je me rend compte de l'existence de vos tutoriels, très intéressants, même s'il sont ardus de prime abord. Je vais y jeter plus qu'un oeil.

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